On se souvient de mon nouveau module - une extension de la ReFeRe - où une centrale soi-disant nucléaire, donc scandaleuse, occulte un énorme trafic de déchets (des trains entiers !) qu’on fait semblant de détoxifier et valoriser – ce qu’on appelle modernement de la remédiation.
À mon habitude, j’ai commencé par un bâtiment, l’ai entouré d’un « yard », ai prolongé les voies puis planté des installations le long desdites voies, etc. Depuis le dernier reportage, j’ai viré l’usine atomique Potemkine (du bête carton plume), installé un pont au-dessus des voies en travers (pour assurer la rigidité du truc), construit une quadruple cheminée noire (qui fumera) et une unité de traitement.

Première photo : le chantier de l’extension au-delà du pont transversal. On voit à droite le fameux et déficient ascenseur (classé monument historique, il sera conservé). Donc des couples en carton posés sur le plan à l’échelle 1:1 dessiné sur le même matériau et qui sera découpé pour fournir les plans horizontaux : c’est ma technique.
Sur ce deuxième cliché, le prolongement du module est installé, des voies sont en place (collées ?), le bâtiment noir (le cœur de la centrale ou encore un leurre ?) avec ses 4 cheminées est posé (pas collé). En attendant, l’énergie est fournie par le truc bleu et noir, à droite.
Le grand pont gris, en plus de servir de poignée pour le transport, ne peut pas rester comme ça et sera donc ferroviaire. La voie perchée desservira une ou plusieurs estacades.
Un tronçon en l’air, comme ça, ne fait pas sérieux.
Je la prolonge vers le bas ou vers le haut de l’image ci-dessus ?
Je n’ai à ce stade aucune idée du tracé de cette voie (ni des autres). Les différents niveaux seront-ils raccordés par des rampes (éventuellement hélicoïdales) ou par un ascenseur incliné (comme pour les péniches) ? Mes maigres talents en mécanique et mon souhait que des trains puissent circuler me font trancher : rampes il y aura.
Pour des raisons paysagères d’étagement des scènes – le faisceau de voies (où l’on pourra faire un peu de triage) en avant, au plus près du chef de triage, les constructions industrielles derrière et une « montagne » (à imaginer) an arrière-plan – la (ou les) rampe(s) seront construites au-delà de l’ascenseur, et associées (on verra comment plus tard) à ladite montagne. C’est tranché.
Or, et c’est très clair à cette étape, où une voie provisoire (belle courbe) est posée, il y a deux obstacles : une conduite sur portique et un bâtiment parallélépipédique verdâtre.
Le locotracteur « Le Bref » passera sous le tuyau, tout juste. Le local de commandement de l’ascenseur, sera tranché vu que ce décevant appareil de voie sera bloqué et que les techniciens devenus inutiles seront virés.
Au travail !
Voici le chantier, ci-dessous, avec les outils. Le petit bidon contient de l’acide chlorhydrique, pour attaquer la colle à bois. Notons que le carton et l’acrylique résistent parfaitement (pas la poudre de pierre calcaire, évidemment). Remarquons la présence impatiente de l’autorail directorial.
Des débris, quelques pans de murs et le toit ont été recyclés en un local (loge de gardiens) exigu devant lequel stationne l’autorail directorial, qui klaxonne désespérément pour qu’on scie le portique qui lui barre la voie.
Laquelle voie, surélevée par un surpont en treillis, dessert l’unité de traitement alimentée par des wagons-trémies à évacuation entre les roues.
Tout fonctionne, au portique tuyauporteur près. Sa persistance est incompréhensible.
Voilà, à bientôt sur cet écran pour de nouvelles tranches de ferromodélisme.
A.F.
