Limer, ça réchauffe ! Et ça fournit au modéliste des matériaux pulvérulents intéressants pour salir (patiner ?) wagons, installations et abords des voies et faire du colmatage autant que du (bas) relief. J’ai récemment mis en oeuvre de nouvelles matières aisément limables et très bon marché : je vous fait donc part de mon expérience.

De gauche à droite : de la craie ordinaire qui remplace la terre à décor pour de petites quantités (on peut aussi faire de la poudre de craies d’art, au nuancier très développé) ; du béton cellulaire, dont les grains peuvent être teintés ; de la brique ancienne (il en existe de plusieurs couleurs) ; du kadapak, alias carton plume (ici un pilier de pont refusé) qui fait une poudre très légère. Au premier plan, un boulet source de charbon, à la limaille très salissante. Au fond, un intrus mais il fait partie de la palette : de la raclure et des écailles de peinture (de mes volets), laquelle peinture a aussi fourni une poudre ocre jaune par ponçage (du volet).
Ajoutés (ou mélangées) aux classiques sciure de bois et râpure de carton, à la poudre de pierre calcaire, au talc et au sable de Fontainebleau, ces poudres sont soit saupoudrées ou soufflées (au canon à particules) sur la cible enduite de colle diluée ou de médium acrylique, soit malaxées avec ces mêmes ingrédients pour former une pâte aux usages multiples qui sèche au bout d’un temps variable.
Le canon à particules pneumatique me sert beaucoup pour poudrer des surfaces verticales, comme les grands pans de murs de soutènement en concrete®. Pour ceux qui n’en auraient pas lu ma première description, il s’agit fondamentalement d’un tube de crayon bille transparent dont on a retiré le bout et le réservoir. On le remplit (en poussant avec le doigt) à une extrémité de la poudre choisie en quantité voulue puis,face à la cible, on souffle un grand coup. Une paille coudée permettra de tirer dans les coins, une pompe à vélo soulagera ceux qui sont essoufflés ; certains ptitrainistes seront tentés de faire fonctionner leur aérographe en sableuse.
Autre matériau nouveau sur la nouvelle maquette de la ReFeRe : le carton plume. Une mousse dérivée du pétrole entre deux feuilles de papier dérivé des arbres. C’est plus intéressant que je croyais, selon mes premières expériences. Je reviendrai sur ce sujet.
A+
A.F.
